Vélizy 2 : Une fausse alerte à la bombe pour simplement voir la police en action

Par Ville de Vélizy (Travail personnel) [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia CommonsAprès deux jours de mutisme en garde à vue, le principal et unique suspect lève le voile dans l’affaire de l’alerte à la bombe survenue au centre commercial Vélizy 2 dans l’après-midi du mercredi 22 février. Fasciné par les forces de l’ordre, l’homme a monté ce stratagème du faux explosif pour contempler, tel un spectacle, la police et le Raid dans leur gestion de la situation.

L’annonce paraitrait presque surréaliste tant elle est loufoque. Après deux jours de garde à vue à nier les faits au cours de ses interrogatoires, le suspect de 53 ans détenu (gardien d’immeuble yvelinois) a fini par craquer, reconnaître sa culpabilité et dévoiler sa vérité: le canular de la fausse alerte à la bombe fomenté par ses soins n’aurait eu nul autre objectif que de pouvoir observer les forces de l’ordre de près, en action.

Et pour ce faire, l’homme a imaginé un scénario quelque peu rocambolesque. En début d’après-midi le 22 février, il abandonne à proximité du parking de Vélizy 2 et de l’hôtel Ibis son Renault Kangoo blanc et sa cocotte-minute scellée au ruban adhésif, et renfermant un minuteur de cuisine (le fameux mécanisme qui inquiétait de par ses “tic-tac” et ses “bip”). Vers 14h30, il donne de lui-même l’alerte à une hôtesse d’accueil du centre commercial et un agent de sécurité se rend sur le lieu indiqué pour vérifier la véracité de sa déclaration. Après confirmation de la présence du véhicule et du colis suspect, les forces de l’ordre sont immédiatement prévenues et un vaste dispositif d’urgence se met en place. Au final, entre 250 et 300 hommes et femmes seront dépêchés (policiers, agents du Raid, CRS, pompiers, démineurs,…) pour sécuriser la zone de crise, évacuer partiellement les alentours dans un rayon de 200 mètres et neutraliser la voiture ainsi que la cocotte-minute. Le suspect, resté sur place dans Vélizy 2, est identifié par les images du centre de vidéo-surveillance du site puis arrêté. Il est alors placé en garde à vue à la Sûreté départementale des Yvelines.

Perquisitionnant son domicile à Guyancourt où il réside avec sa femme et sa belle-fille, les enquêteurs ont retrouvé dans sa voiture une carte de police falsifiée à son nom et présentant sa photo. Une preuve qui tend à corroborer son obsessionnelle fascination pour les forces de l’ordre. Soumis à une expertise psychiatrique, il a été reconnu en bonne santé mentale.

Un canular potentiellement coûteux pour le suspect

Selon des informations révélées par 78actu, le canular pourrait se démontrer en finalité très onéreux pour le suspect. Le préjudice subi par le centre commercial Vélizy 2 se chiffrerait pour l’heure à quelques 260 000€ (fermeture exceptionnelle de différentes enseignes, perte de clientèle, image dégradée). Le dommage collatéral de deux voitures détruites pendant la neutralisation du Renault Kangoo et de la cocotte-minute, ainsi que les éventuels dommages et intérêts exigés par l’État pour le déplacement de ses troupes devraient alourdir la note.

Présenté en comparution immédiate à Versailles le vendredi 24 février, le suspect au casier vierge a été placé en détention provisoire avant le renvoi de son procès au 31 mars prochain.

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2 commentaires

  • de Cordier Bertrand il y a 2 ans

    Pour les deux voitures détruites par les forces de l’ordre il n’aura pas à les payer vu que les dégradations lors d’une manifestation ne sont jamais remboursées par l’Etat.

    Pour le surplus sans approuver nullement l’acte de cet irresponsable on peut saluer le déplacement des forces de l’ordre de deux à trois cents agents ?, même pas capable de donner un chiffre.

    Aumoins les forces de l’ordre n’ont eu aucune victime à déplorer.

    • Marchessaux il y a 2 ans

      Je vois mal en quoi le fait que les dégradations survenues lors d’une manifestation ne soient jamais remboursées par l’Etat implique qu’elles ne le soient pas par l’individu dûment identifié qui serait à leur origine ?
      Par ailleurs la remarque désagréable relative à l’approximation concernant le nombre d’agents des forces de l’ordre déplacés à l’occasion de cet “événement” est d’une parfaite inanité outre que, tant qu’à faire, il eut été préférable de mentionner avec précision ce qui est écrit dans l’article (250 à 300 et non 200 à 300).

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