Les grands amours de Jean Mermoz

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Description

C’était dans votre JT du 12 février. La ville de Vélizy est forte d’une histoire liée à l’aviation depuis plus d’un siècle maintenant. Une ville qui sait rendre hommage aux aviateurs qui font son histoire. Mais si on connait très bien leurs exploits dans les airs, vous êtes-vous déjà demandé à quoi ressemblaient leurs amours ? A l’occasion de la Saint-Valentin, Vélizy TV fait un saut dans le passé pour vous compter les grands amours d’une légende de l’aéropostale : Jean Mermoz. 

Les amours sont pluriels et de différentes natures. Amoureux, amicaux, familiaux, ou passionnels. Jean Mermoz connu les quatre au court de sa courte vie. Monument de l’aviation française, il est né le 9 décembre 1901 à Aubenton, dans l’Aisne. Né de Jules Mermoz et de Gabrielle Gillet, appelée « Mangaby ». En 1920, il s’engage dans l’armée pour quatre ans, décroche, en 1921, son brevet de pilote, rejoint l’Aéropostale et commence celle qui sera sa plus longue histoire d’amour : l’aviation.

Mangaby : un fort lien maternel

Jean Mermoz a toujours été très proche de sa mère. L’histoire garde de leur relation un lien fusionnel. Tout au long de ses voyages, le fils et la mère ne cessaient de correspondre. En 1930 lors de sa première traversée de l’Atlantique Sud, le pilote reçoit un message de sa radio. C’est Mangaby « Mon Jean, je suis avec toi – stop – Maman ». Un amour maternel qui le suivait jusque dans les airs.

Jean Mermoz, les femmes et Gilberte

Mais Jean Mermoz aime les femmes et faire la fête. Très beau, grand, costaud, il plaît aux femmes et connait de nombreuses aventures amoureuses. Aviateur de la Ligne aéropostale, les voyages favorisent ces rencontres avec la gente féminine. Et en 1929, il est envoyé en Argentine, à Buenos Aires, où en ce début d’année il rencontre celle qui deviendra sa femme, Gilberte Chazotte.

Fille d’Ernest Chazotte et de Marguerite Baudrier, Gilberte est née le 2 août 1910 à Bahia Blanca, en Argentine. Issue d’une famille de commerçants et négociants de laine mazaméens, les échanges commerciaux entre l’Argentine et la France, rythmerons son enfance, entre les deux pays.

En juin 1929, Mermoz écrit à son ami Paul Chaussette, un ingénieur belge : « Hier vous avez dû jouer au tennis avec … Elle … Quelle chance vous avez de pouvoir la voir, lui causer à votre gré … ». Les circonstances de la rencontre entre Jean et Gilberte reposent autour de plusieurs hypothèses : une rencontre dans un club de sport ou encore grâce au père de Gilberte, lui-même aviateur… Quelques mois plus tard Jean lui demande la main de Gilberte. Il écrira alors à sa mère : « j’ai causé au père qui ne demande pas mieux, à condition que je fasse un peu moins d’aviation, et que je ne vole plus obligatoirement ».

Mais après deux ans en Amérique du Sud l’aviateur doit rentrer en France en 1930, pour préparer la traversée de l’Atlantique Sud. Quelques mois après, Gilberte et sa famille rentreront dans l’hexagone. Mais la promesse de délaisser quelques peu les airs pour sa promise ne semble pas une priorité. Première traversée de l’Atlantique Sud et des demandes du Ministère de l’Air qui continuent. A Paris, la famille Chazotte s’est installée dans le 15èmearrondissement et les noces se préparent.

La date du 8 juin est retenue pour le grand jour. Le mariage n’aura finalement lieu que le 23 août 1930, du aux péripéties qu’a connu le pilote dans ses aventures. Mais Jean Mermoz ne donnera jamais à Gilberte une vie de famille ordinaire, pas d’enfants et de nombreuses conquêtes, sur terre comme dans les airs. Malgré la passion du début, Gilberte et Jean se sépareront en 1935, quelques mois avant la mort du pilote, sans jamais divorcer.

Gilberte connaîtra une fin tragique en 1956. Mariée en secondes noces en 1939 avec René Couzinet, ingénieur aéronautique et ami du pilote. Confronté à de grosses difficultés professionnelles, en 1956, René Couzinet tue Gilberte d’une balle de revolver dans le cœur, pour ensuite mettre fin à ses jours.

Les copains d’abord

Mangaby, Gilberte… A côté des femmes de sa vie, Jospeh Kessel et Antoine de Saint-Exupéry. Saint-Exupéry un copain de la Ligne, le coup de foudre amical et le même amour pour les lettres. Ils racontent leur vie d’aviateur, l’adrénaline et l’addiction qu’apportent les airs. Avec Kessel, les mots et l’histoire étaient leurs liens sacrés. Raconter la vie de Mermoz dans un ouvrage. Un projet qu’ils avaient en commun à l’été 1936, balayé par la mort du pilote quelques mois après, le 4 décembre. Mais Kessel a tenu à rendre hommage à son ami… En 1938, il signe Mermoz, un ouvrage qui retrace la vie de ce pilote et ami de légende.

Indépendant dans sa vie et ses amours, celui pour lequel il se pliera toujours est l’aviation. Amoureux du ciel, amoureux de la Ligne. Si parler d’amour se résume souvent à une histoire entre deux personnes, pour Jean Mermoz l’amour de sa vie et jusqu’au bout, aura été le ciel.

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