Vélizy : Deux galettes de 1 mètre pour le rapprochement Yvelines / Hauts-de-Seine

Galette des Rois

Galette des Rois

Une fois le Conseil d’administration de l’établissement public interdépartemental Yvelines / Hauts-de-Seine achevé, les élus et collaborateurs présents ont pu déguster, lundi 30 janvier à l’Onde de Vélizy-Villacoublay, deux galettes des rois de 1 mètre de diamètre. Les chefs d’œuvres feuilletés ont été réalisés par des artisans boulangers-pâtissiers des deux départements.

Symbole gourmand incontournable de chaque mois de janvier, la galette des rois a été particulièrement mise à l’honneur ce lundi 30 janvier à l’Onde de Vélizy-Villacoublay. En Conseil d’administration à 15h pour discuter du budget de l’EPI – établissement public interdépartemental – Yvelines / Hauts de Seine, Pierre Bédier, président du Conseil départemental des Yvelines, et Patrick Devedjian, député et président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, ont reçu vers 17h dans la mezzanine du théâtre centre d’art les présidents des  CMA – chambres de métiers et de l’artisanat – des deux collectivités (Ronan Keraudren pour le 78, Daniel Goupillat pour le 92) ainsi que quelques artisans boulangers-pâtissiers affiliés. Pour célébrer cette rencontre, deux galettes des rois de pas moins de 1 mètre de diamètre avaient été confectionnées. Une yvelinoise réalisée par les apprentis pâtissiers du CFA de la CMA 78, chapeautés par leurs professeurs Laurent Migraine et David Contant, et une hauts-seinaise conçue par Joël Picquenard, Maître Artisan Boulanger, lauréat finaliste 2017 et 2e prix du “concours de la meilleure galette aux amandes d’Ile-de-France”.

Le rapprochement Yvelines / Hauts-de-Seine en marche depuis 2015

Ce n’est plus un secret pour personne, les territoires des Yvelines et des Hauts-de-Seine travaillent depuis 2015 à un rapprochement, impulsé par leurs présidents (LR) Pierre Bédier et Patrick Devedjian. “L’idée principale est de réunir les capacités humaines et financières des deux départements pour porter conjointement de grands projets capables d’améliorer le quotidien de leurs concitoyens. L’objectif de ce rapprochement est de répondre aux attentes de leurs concitoyens qui demandent à vivre sur des territoires attractifs et qui attendent des politiques efficaces, cohérentes, et soucieuses de la bonne utilisation de l’argent public. Ces deux départements ont une grande frontière commune, ils partagent, en outre, de nombreux axes de transports, dont la Seine, qui sont, depuis toujours, des points de développement majeurs pour leurs territoires” peut-on lire dans une communication conjointe des deux collectivités en date de janvier 2017. Afin de formaliser leur union sur certains axes, elles ont fondé il y a un an une structure juridique et politique : un EPI.

Un budget 2017 de près 14M€

Le 1er décembre 2016, l’EPI Yvelines / Hauts-de-Seine tenait son premier débat d’orientations budgétaires lors de son Conseil d’administration à Nanterre, en présence de 88 conseillers départementaux. Trois compétences, financées par un investissement commun de départ estimé à près de 14M€, sont pour l’heure confiées à l’organisme : la voirie (12M€), l’archéologie préventive (885 000€ de dépenses pour 380 000€ de recettes propres, soit 505 000€ de solde restant pris en charge à 67 % par les Yvelines et à 33 % par les Hauts-de-Seine) et l’adoption (35 000€ dont 60 % assumés par les Hauts-de-Seine et 40 % par les Yvelines).

Toutefois, le budget voté lors du nouveau Conseil d’administration du 30 janvier 2017 à Vélizy-Villacoublay se révèle quelque peu au-delà des orientations dépeintes un mois plus tôt. En finalité, si le global pour 2017 reste approximativement identique (13,6M€), tous les investissements s’en retrouvent rehaussés. Une enveloppe de près de 12,7M€ et la mobilisation de 300 agents issus des deux départements est fixée pour l’entretien et l’exploitation du réseau routier départemental. “Le service sera pleinement opérationnel au 1er avril 2017” indiquent d’une même voix les deux collectivités. Pour l’archéologie préventive, créée depuis le 1er aout 2016, les dépenses ont finalement été chiffrées à 1,04 M€ pour 383 000€ de recettes propres. 23 000€ supplémentaires, en section d’investissement, devraient par ailleurs participer à l’acquisition et au renouvellement de matériel. Enfin pour l’adoption, dont le nouveau service interdépartemental d’une vingtaine d’agents est ouvert depuis ce janvier 2017, 102 000€ ont été jugés nécessaires pour l’année.

Une fusion des deux départements est-elle possible ?

A en croire la presse, la fusion des Yvelines et des Hauts-de-Seine devrait être effective dès cette fin d’année 2017. Mais, dans les faits, est-ce réellement aussi aisé de réunir deux départements en une seule et même nouvelle entité territoriale? “Si les deux départements sont limitrophes, cela ne suffit pas à justifier ce projet dont l’objectif est avant tout basé sur des affinités politiques, observe l’essayiste Paul de Vigan dans la Voix des Nouvelles Réalités. Un département ne peut pas fusionner dans son coin sans tenir compte de l’équilibre global de sa région, en l’occurrence de la région parisienne. Les Hauts-de-Seine sont dans la première couronne, tandis que les Yvelines relèvent de la 2e. Seules quelques communes de la 2e couronne, encore appelée grande couronne, relèvent de la récente Métropole du Grand Paris. Ce qui pose un problème de cohérence. Soit le Grand Paris est autre chose que la région Ile-de-France et il doit être limité au 92, 93, 94, et 75, soit il ne correspond à rien. La fusion Hauts-de-Seine et Yvelines accentuerait l’incohérence du Grand Paris tel qu’il se construit” poursuit-il.

Toutefois, s’il semble apparaître décousu pour bon nombre d’administrés en raison des disparités identitaires et culturelles entre les deux départements, le projet de fusion n’est en rien illégal. “Non seulement la fusion des départements français est prévue, mais elle est codifiée par l’article L3114-14 du code général des collectivités territoriales, modifié par la loi du 16 janvier 2015. Deux conditions sont néanmoins nécessaires pour amorcer la fusion : les deux départements doivent faire partie de la même région, et le territoire être d’un seul tenant. Il n’y a donc légalement aucune objection pour les Hauts-de-Seine et les Yvelines” précise Me Philippe Blanchetier, avocat spécialisé en droit public, dans le Forum pour la Gestion des Villes et des Collectivités Territoriales. Néanmoins, le dernier mot pour que la fusion soit proclamée ne pourra appartenir qu’au Gouvernement. “Les départements vont d’abord faire une proposition à l’État, via les préfets qui mèneront des études d’impact sur le plan financier et sur la cohérence de la fusion”, apprend Olivier Régis, président du Forum et co-auteur de l’ouvrage “Pour en finir vraiment avec le millefeuille territorial”. Les deux départements appuieront indéniablement sur la volonté de réaliser des économies en mutualisant leurs ressources et compétences. “Face à la baisse des dotations de l’État, les collectivités doivent impérativement optimiser leur fonctionnement. Et la création d’un grand département est une strate cohérente” conclue-t-il.

Tout porte ainsi à croire que les Yvelines et les Hauts-de-Seine fusionneront bel et bien d’ici la fin d’année 2017.

Retrouvez vendredi 3 février en soirée dans le journal télévisé de Vélizy TV une interview de Patrick Devedjian. Le député et président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine y évoque l’état d’avancement du rapprochement entre les Yvelines et les Hauts-de-Seine.

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