Auxiliaire de vie, elle témoigne de son quotidien depuis un an

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Description

C’était dans votre JT du 23 avril. En première ligne depuis le début de la crise, Christelle Williams accompagne tous les jours les personnes les plus fragiles dans tous les aspects de leur quotidien. Peu considérée et parfois dévalorisée, elle nous raconte son expérience en tant qu’auxiliaire de vie. Une aide précieuse pour les personnes fragiles et un rempart contre la solitude.

En première ligne depuis le premier jour

Les personnes les plus fragiles, dont les personnes âgées sont fortement touchées depuis le début de la crise sanitaire. Et à côté d’eux, ceux qui œuvrent souvent dans l’ombre : les auxiliaires de vie. Dès les premières annonces gouvernementales en mars 2020, il a fallu être prêts. Expliquer, rassurer, épauler mais surtout protéger. Tel est le devoir que portent, fièrement, les auxiliaires de vie depuis le début de la crise. Mais composer avec de telles mesures, en passant de domicile en domicile, tout en gardant toutes les distanciations nécessaires pour s’assurer qu’il n’arrive rien. Pour Christelle, il n’y a pas eu de questions à se poser. Masques, gants, gel hydroalcoolique, tout faire pour protéger coûte que coûte les bénéficiaires et rassurer leurs familles. Des gestes d’attention à répéter quotidiennement en quittant son domicile, avant d’entrer dans celui du bénéficiaire et en repartant. Des mécaniques bien roulées depuis maintenant un an, mais qui laissent un sentiment de frustration. Car Christelle retient surtout l’aspect humain et l’impact de la crise sur la vie des personnes qu’elle accompagne. Cette solitude qui touche les personnes âgées depuis un an, la peur qui émane de leurs questions sur ce virus. Beaucoup de charge sur les épaules de celles et ceux qui ont été oubliés et sont restés invisibles au fil que la crise s’intensifiait.

Auxiliaire de vie, grands oubliés

Considérés. C’est un mot fort qui sort de la bouche de Christelle. Être considérés pour le travail qui est fait. Fait, certes par passion, mais simplement « sentir qu’on existe ». Depuis le début de la crise, il a fallu attendre avant d’entendre parler des auxiliaires de vie. En août 2020, Emmanuel Macron prend la parole sur ce sujet et annonce une prime de 1000€ pour celles et ceux exerçant la profession. Mais neufs mois plus tard, la prime se fait toujours attendre. Pour la vaccination, il a fallu batailler car autrefois non considérés comme du personnel de santé. Car protéger les bénéficiaires c’est aussi éviter de ramener le virus chez eux.  En France, 320 000 personnes exercent ce métier. Des salaires peu attractifs et des horaires contraignants, font que le secteur peine à recruter. Christelle a commencé en tant qu’auxiliaire de vie à 19 ans. Après une reconversion professionnelle quelques années plus tard, le métier lui manque et elle repart dans l’aventure. Aujourd’hui, passionnée par son métier, pour ce qu’elle réalise mais aussi pour les personnes qu’elle accompagne. Elle le dit, « on ne demande pas d’être applaudi mais juste un peu de reconnaissance ».

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